Notre but

Notre but repose sur les trois Buts du Mouvement Théosophique moderne qui sont les suivants :

1 - Former le noyau d'une Fraternité universelle de l'humanité, sans aucune distinction de race, de couleur ou de croyance.
2 - Encourager l'étude comparée des religions, sciences et philosophies.
3 - Faire l'étude des pouvoirs psychiques et spirituels, latents dans l'homme.

Ces trois buts reposent sur une philosophie de la Fraternité universelle, et de l’Unité de la Vie et de la famille humaine. Nous sommes interdépendants et solidaires, il n’y a pas de séparation réelle entre les hommes et entre les hommes et la Nature.
Notre but est en accord avec la Déclaration de la Loge Unie des Théosophes.

L’humanité est Une

« Cette Société [Théosophique] fut fondée sur un principe unique : la Fraternité essentielle de tous les hommes.

« [La Théosophie prouve l’origine commune des hommes] tout simplement en démontrant les points suivants, par des arguments logiques, philosophiques, métaphysiques et même scientifiques :

a) tous les hommes ont spirituellement et physiquement, la même origine, ce qui est l'enseignement fondamental de la Théosophie ;
b) puisque l'humanité est essentiellement d'une seule et même essence, et que cette essence est une — infinie, incréée et éternelle, que nous l'appelions Dieu ou la Nature — il s'ensuit que rien ne peut influencer une nation ou un homme, sans influencer en même temps toutes les autres nations et tous les autres hommes. Cela est aussi certain et aussi évident que l'effet d'une pierre jetée dans un étang : la perturbation créée finit nécessairement par mettre en mouvement chacune des gouttes d'eau qui s'y trouvent.

« Nous disons que les sentiments fraternels prêchés par tous les grands réformateurs, et en particulier par le Bouddha et par Jésus, ne seront possibles sur terre que lorsque tous les hommes seront amenés à comprendre et à admettre, comme une vérité axiomatique, qu'on ne peut nuire à un seul homme sans nuire en même temps, non seulement à soi-même, mais, en définitive, à l'humanité entière.

« Si l'action d'un seul réagit sur la vie de tous — et si c'est là la véritable idée scientifique — il s'ensuit que l'on n'atteindra cette réelle solidarité humaine, qui est à la base même de l'élévation de l’humanité, que si tous les hommes deviennent frères et toutes les femmes sœurs, et que si tous adoptent dans la pratique de leur vie quotidienne un vrai comportement de frères et de sœurs. C'est dans cette action et cette réciprocité, cette conduite authentique qui devrait exister entre des frères et des sœurs, s'efforçant de vivre un pour tous et tous pour un, que se trouve l'un des principes fondamentaux de la Théosophie que chaque théosophe devrait se sentir tenu non seulement d'enseigner, mais de mettre en pratique dans sa vie personnelle.

« Ce qu'il faudrait enseigner aux enfants, par-dessus tout, c'est la confiance en soi, l'amour de tous les hommes, l'altruisme, la charité mutuelle ; et surtout, il faudrait les habituer à penser et à raisonner par eux-mêmes.

[Si les Théosophes restent unis et sincères, le Théosophie] pénétrera peu à peu, comme un levain, la grande masse des gens réfléchis et intelligents, de ses idées nobles et généreuses de Religion, de Devoir et de Philanthropie. Elle brisera lentement, mais sûrement, les entraves de fer des crédos et des dogmes, des préjugés de caste et de classe ; elle détruira les antipathies nationales et raciales, ainsi que les barrières qu'elles ont érigées, et ouvrira ainsi la voie à la réalisation pratique de la Fraternité entre tous les hommes. » — (Extraits de La Clef de la Théosophie d’H.P.  Blavatsky).

Développer le sentiment d’une Fraternité Universelle

« Notre projet est d'engendrer le sentiment de Fraternité Universelle parmi tous les peuples, groupes humains, races, castes et couleurs. »

« La Théosophie a donné la preuve que ni race, ni croyance, ni couleur, ni vieilles antipathies n'étaient des obstacles insurmontables à la diffusion de l'idée d'altruisme et de fraternité humaine, même si cela a pu passer pour un rêve utopique aux yeux de théoriciens considérant l'homme comme un problème purement physique, en ignorant son soi intérieur, plus élevé et plus vaste. »

« Les différenciations sociales ― qui résultent des évolutions physiques et de l'environnement matériel ― engendrent des haines raciales et des antipathies sectaires et sociales qui sont insurmontables si on attaque les problèmes de l'extérieur. Mais puisque la nature humaine est toujours identique, tous les hommes sont également ouverts à des influences qui se concentrent sur le « cœur » humain et font appel à l'intuition humaine ; et puisqu'il n'existe qu'une seule Vérité Absolue ― et en cela se trouvent l'âme et la vie de toutes les croyances des hommes ― il est possible de contracter une alliance réciproque en vue de rechercher et répandre cette Vérité fondamentale. Nous savons qu'un terme très large pour désigner cette Vérité Éternelle est la « Doctrine Secrète » : nous l'avons prêchée [Voir en particulier l'œuvre de Mme Blavatsky (publiée en 1888) qui porte précisément ce titre], et avons obtenu une audience ; jusqu'à un certain point nous avons balayé les vieilles barrières et formé notre noyau de fraternité. » (Extraits de l’article « Nos trois buts » d’H.P.  Blavatsky).

L’essence de la Théosophie est l’harmonisation parfaite du divin et de l’humain dans l’homme

« Dans tous les âges, les faibles ont exigé des signes et des merveilles et, quand ceux-ci ne leur ont pas été accordés, ils ont refusé de croire. Ce ne sont pas de tels êtres qui comprendront jamais la Théosophie pure et simple. Mais il en est d'autres parmi nous qui réalisent intuitivement qu'il est d'une importance tout à fait vitale pour la Société d'admettre la pure Théosophie — la philosophie de l'explication rationnelle des choses, et non les doctrines — étant donné qu'elle seule peut fournir le flambeau nécessaire pour guider l'humanité sur son vrai sentier.

« La tendance de la civilisation moderne est une réaction dans le sens de l'animalité, en poussant au développement des qualités qui, dans la vie, mènent au succès l'homme, considéré comme un animal, dans sa lutte pour l'existence animale. La Théosophie cherche à développer dans l'homme la nature humaine en sus de l'animale, par le sacrifice de l'excès d'animalité que la vie moderne et les enseignements matérialistes ont amené à un degré qui est anormal pour l'être humain, au stade actuel de son progrès.

« L'essence de la Théosophie consiste dans l'harmonisation parfaite du divin et de l'humain dans l'homme, dans l'adaptation de ses qualités et de ses aspirations divines et dans leur triomphe sur ses passions animales ou terrestres. La bonté, l'absence de tout mauvais sentiment et de tout égoïsme, la charité, la bonne volonté envers tous les êtres, et la justice parfaite envers les autres comme envers soi-même, sont ses caractéristiques capitales. Celui qui enseigne la Théosophie, prêche l'évangile de la bonne volonté ; et l'inverse est vrai aussi : qui prêche l'évangile de la bonne volonté, enseigne la Théosophie.

« La Théosophie apprend à l'homme animal à devenir un homme humain ; quand les êtres auront appris à penser et à sentir comme les véritables êtres humains devraient sentir et penser, ils agiront alors avec humanité et tous accompliront spontanément des œuvres de charité, de justice et de générosité.

« Réalisez en vous-mêmes que vous êtes le véhicule de l'humanité tout entière, considérez le genre humain comme une partie de vous-mêmes, et agissez en conséquence. » (Extraits des Cinq Messages aux Théosophes Américains – H.P. Blavatsky).

L’humanité n’est pas privée d’amis

« Les Frères Aînés de l'humanité [les Maîtres] sont des hommes qui ont atteint un stade de perfection dans des périodes d'évolution antérieures. Les évolutionnistes modernes ignorent le nombre de ces périodes de manifestation mais elles étaient connues non seulement des anciens hindous mais aussi des grands esprits et des hommes éminents qui instituèrent les Mystères de la Grèce et les perpétuèrent sous leur forme primitive, pure et non dégradée. […]

« Ces hommes puissants et compatissants sont désignés dans chaque âge, et dans l'histoire de chaque nation, par des noms différents. Ils ont été appelés Initiés, Adeptes, Mages, Hiérophantes, Rois de l'Orient, Sages, Frères et d'autres noms encore. Mais il existe un terme en langue sanskrite qui, lorsqu'il leur est appliqué, les identifie aussitôt et complètement avec l'humanité ; c'est celui de Mahâtma. Ce mot est composé de Mahâ, grand, et d'Atmâ, âme ; il signifie donc grande âme, et comme tous les hommes sont des âmes, ce qui distingue le Mahâtma, c'est sa grandeur. […]

« Dans la Bhagavad-Gîtâ, cet antique poème qui est révéré par toutes les sectes hindoues, et dont la noblesse et la beauté sont reconnues par les critiques occidentaux, se trouve le verset suivant :

« " Un tel Mahâtma est difficile à trouver " (Bhagavad-Gîtâ, ch. VII]. Mais, indépendamment de toute discussion au sujet de dénominations précises, il y a assez de preuves et d'arguments pour démontrer qu'une confrérie d'hommes, possédant la prodigieuse connaissance décrite plus haut, a toujours existé et existe probablement encore aujourd'hui. Les plus anciens Mystères s'y réfèrent constamment ; les grands Rois Initiés de l'ancienne Égypte, fils du Soleil et amis des grands dieux en faisaient partie. Il y a une tendance à déprécier les idées des anciens, et cette tendance n'est vraiment pas en faveur de l'humanité actuelle. Même les chrétiens qui parlent avec révérence d'Abraham comme de " l'ami de Dieu ", se moqueront de l'idée que les Souverains égyptiens aient pu prétendre à cette même amitié, ce qui à leurs yeux ne pouvait être qu'une ambition enfantine pour se parer d'une dignité et d'un titre. Le fait est que ces grands Égyptiens étaient des Initiés, membres de l'unique grande Loge qui comprend toutes les autres, quels que soient leurs degrés ou leurs activités. Certes, les Égyptiens postérieurs et décadents ont dû imiter leurs prédécesseurs, mais ce fut au moment où, sous le règne du dogme et du clergé, la vraie doctrine commençait à s'obscurcir. » - W.Q. Judge, extrait de L’Océan de Théosophie.

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