Etude dans la Lumière sur le Sentier - La paix après l'orage

(Répondant à une question sur la ꞌpaixꞌ dont il est question dans La Lumière sur le Sentier, et La Voix du Silence, Mr W.Q. Judge écrivit ce qui suit, sous l’un de ses noms de plume ꞌMoulvieꞌ, dans sa revue The Path de Juillet 1888, Vol. III p.  124-25)

La paix est cette période qui fait suite à l’orage que déchaîne dans notre nature toute tentative en vue de conquérir le soi inférieur.  Elle succède à chaque conflit de ce genre si la bataille a été menée jusqu’à la victoire de l’aspect supérieur.

Mais bien peu d’hommes modernes peuvent engager le combat contre plus d’une chose à la fois. Aussi avons-nous à supporter beaucoup d’orages de ce genre. Chaque particularité de caractère, chaque passion ou chaque tendance doit être attaquée singulièrement et vaincue. Quand ceci se produit, il arrive une période de silence intérieur dans laquelle l’âme croît et tente de nous instruire. C’est là la voix. Et comme le dit La Lumière sur le Sentier (Règle 21 – 1ère partie) « aucune métaphore ne peut la décrire ». Le silence a sa contre-partie dans la nature lorsque après les orages ou les cataclysmes, le silence survient. Le silence après la tempête est dû à l’effet de l’eau descendant dans l’atmosphère et tombant sur la terre, la végétation, les insectes et les animaux, et aux résultats particuliers de la forte répercussion  sonore du tonnerre. Tous ces effets de l’orage se combinent pour donner un silence que tout être sensible à la vie de la nature peut très bien percevoir. Et quand survient un cataclysme, comme la chute d’une formidable avalanche de neige, il se produit une autre sorte de silence pendant lequel on peut percevoir maintes choses dans les mondes astral et naturel qu’on ne peut distinguer à d’autres moments. Chacun de ces silences touche à une fin parce que les opérations normales ordinaires de la nature se rétablissent et reprennent leurs cours. Il en est de même pour nous. Les orages de déception ou de contrariété, ou les terribles bouleversements de douleur ou de chagrin intense, ou l’effet de notre propre volonté indomptable, amènent ces silences au cours desquels la voix de l’âme a peut-être une meilleure chance de se faire entendre.

           

 

           

 

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