Les centres dans le monde

Chaque centre adhérant à l'idéal de la Déclaration de la Loge Unie des Théosophe est indépendant et se gère lui-même.

Les centres qui le désirent établissent des liens de travail et autres (ex. gestion d'un site Internet, publications, conférences...) entre eux pour aider à une propagation plus large des idées fondamentales de la Théosophie.

Tous les centres respectent l'idéal de Fraternité universelle et de véritable service de l'Humanité, « sans distinction de race, de croyance, de sexe, de condition ou d'affiliation à une organisation ». 

La liste des centres dans le monde peut être consultée sur les sites Internet suivants :

Loge Unie des Théosophie de Los Angeles (USA) : http://ult-la.org/about-ult-la/other-lodges/

Loge Unie des Théosophes de Paris : http://www.theosophie.fr/1d-adresses-internationales-des-loge-unie-des-theosophes.php

Pour une information plus détaillée sur les centre et les groupes d'études dans le monte vous pouvez contacter directement le centre le plus proche du lieu que vous désirez connaître ou nous adresser votre demande: Contact


 

 

Nos grands thèmes

Les principaux grands thèmes d'étude que propose la Théosophie sont les suivants :

La Théosophie 

les Maîtres de Sagesse

Qu'est-ce que l'âme ?

La réincarnation et le souvenir des vies passées

La loi de karma

La mort et l'expérience posthume de la conscience

Vie intérieure - De la prière à la méditation

La Théosophie pratique de l'enseignement de la Théosophie

Le Mouvement Théosophique et la Loge Unie des Théosophes

Notre but

Notre but repose sur les trois Buts du Mouvement Théosophique moderne qui sont les suivants :

1 - Former le noyau d'une Fraternité universelle de l'humanité, sans aucune distinction de race, de couleur ou de croyance.
2 - Encourager l'étude comparée des religions, sciences et philosophies.
3 - Faire l'étude des pouvoirs psychiques et spirituels, latents dans l'homme.

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Robert Crosbie (1849-1919) et son œuvre

La vie de Robert Crosbie et son action dans le Mouvement Théosophique

Il nait en 1849 à Montréal au Canada. Il émigra aux États-Unis et devint membre actif de la Theosophical Society de Boston depuis 1887.

Il fut un très proche compagnon de W.Q Judge, qui le mit en rapport direct avec Madame Blavatsky.

Après la mort de Judge (1896), les organisations théo­sophiques perdirent peu à peu le sens de leur mission d’origine. S'imposait alors l'urgence d'un « retour à Blavatsky » et aux lignes de travail conformes à ses vœux.

C’est dans ce contexte que, le 17 novembre 1908, Robert Crosbie adressa aux théosophes engagés de son temps un manifeste intitulé : A tous les Théosophes d’esprit impartial (« To all open-minded Theosophists »). Ce document préfigurait la formation de la Loge Unie des Théosophes (« The United Lodge of Theosophists »), qui fut fondée officiellement le 18 février 1909, à Los Angeles, par Robert Crosbie ; concrétisant ainsi cet effort de « retour à Blavatsky ».

Indépendante de toutes organisations, la Loge Unie des Théosophes reste fidèle aux principes qui avaient animé la Société initiale fondée par Mme Blavatsky et demeure en rapports fraternels avec les autres associations ouvertement rattachées au mouvement initial. Chaque Loge est autonome et indépendante ; tout en bénéficiant de l’expérience de travail des autres Loges.  

R. Crosbie rédigea la Déclaration de la Loge Unie des Théosophes dans des termes (empruntés à Blavatsky et Judge), qui expriment la complète fidélité à la Théosophie et aux lignes directrices originales du mouvement théosophique.

Il décède en Californie, aux États-Unis en 1919.

Principaux écrits de R. Crosbie

Nous pouvons le connaître par son ouvrage The Friendly Philosopher, [Le Philosophe Amical], composé à partir de ses lettres et articles, et l’ouvrage Answers to Quastions on the Ocean of Theosophy [Réponses aux questions sur l’Océan de Théosophie] composé à partir de notes prises par des amis lors de ses réunions d’étude. Il termina la rédaction de l’ouvrage commencé par W.Q. Judge, Les Notes sur la Bhagavad-Gîtâ.

Il publia une revue du nom de « Theosophy »

Une citation en sa mémoire

« Pour l’étudiant théosophe d’aujourd'hui, l’exemple de sa vie a beaucoup de leçons précieuses ; mais parmi elles aucune n’est aussi noble que sa recherche patiente et persévérante de la Lumière et comment il voyait la Lumière. S’étant identifié avec la cause des Grands Maîtres en 1886 et ayant décidé que W.Q. Judge était la porte ouvrant sur eux, il resta fidèle à cette vision jusqu’à ce que la mort le libère, non pas de la peine, car il n’a jamais recherché le bonheur, mais des liens du Devoir qu’il avait strictement servi. Les événements qui suivirent la mort de W.Q. Judge en 1896 éprouvèrent la patience et la dévotion de R. Crosbie. […] La dévotion de son cœur fut intacte à travers ses détours théosophiques. Il poursuivit avec application son sentier et dès qu’il se voyait sur quelque chemin de traverse il l’abandonnait vite et revenait à nouveau sur le sentier. Ceci est la marque de tous les disciples dévoués qui peuvent plier comme des roseaux, mais ne cassent jamais. […] Nous avons une dette envers lui qui ne peut être mieux payée qu’en assimilant sa qualité principale : son invariable ténacité à être fidèle au message de la Théosophie. Il n’attira pas l’attention sur lui-même et n’enseignait rien d’autre que ce qui était consigné, disant toujours : « Voici ce que j’ai entendu dire ». […] Il attira l’attention sur H.P. Blavatsky que les Maîtres décrivaient comme « notre agent direct » ; et il attirait enfin l’attention sur les Maîtres Eux-mêmes en tant qu’hommes vivants. » – Extraits du compte rendu d’une allocution publiée dans la Revue Théosophie (Paris, juin 1935)

Citations d’écrits de R. Crosbie

« La vraie religion doit fournir une base de réflexion, et par voie de conséquence, une base de comportement ; elle doit nous permettre de comprendre notre nature et celle des autres êtres. La religion est un lien qui relie les hommes – et non un ensemble de dogmes ou de croyances – non seulement tous les hommes, mais également tous les êtres et toutes les choses de l'univers entier, en un grand tout. C'est cette base et ce lien qui sont présentés dans les trois propositions fondamentales de la Doctrine Secrète. […] Le penseur est le Soi – le seul Soi, en ce qui le concerne – la Vie Une, la Conscience Une, l'Unique Pouvoir. Comme l'action procède de cette base, plus les pouvoirs découlent de cette qualité spirituelle et plus la connaissance s’accroît. […] Nous devons écarter nous-mêmes les obstacles qui nous empêchent de connaître notre soi intérieur. Nous devons rejeter nous-mêmes les entraves de la pensée, des formes de religions, des idoles, mentales et physiques. […] Nous sommes l’Esprit dans notre essence même. Tout ce qui s'est passé dans nos vies passées et présentes, tout ce qui arrivera dans le futur procède du pouvoir de cet Esprit même, est sous-tendu par Lui. Rien n'est séparé de nous. La Nature n'est ni séparée, ni distincte de nous. Les lois de la Nature ne sont que les corrélations et interdépendances de tous les êtres concernés par le courant actuel de l'évolution. […] Si nous n'étions immortels dans notre nature profonde, nous ne pourrions jamais devenir immortels, quelles que soient les circonstances. Si nous étions inférieurs à la Divinité, il n'y aurait pour nous aucune possibilité de comprendre la Divinité. Les êtres qui ont été des hommes et qui ont dépassé le stade de nos illusions actuelles – Jésus de Nazareth, Bouddha, et beaucoup d'autres – ont atteint Leur Divinité. […] Vivre pour autrui, tel est le fondement et la base de la religion  de la véritable connaissance. » – R. Crosbie, « Les fondements de la religion ».

« Tout ce qu'un homme peut savoir de Dieu ou du Suprême, c'est ce qu'il en connaît en lui-même, de lui-même et par lui-même. Il n'est pas d'autre lieu de connaissance pour nous. Et cependant, nous devons en même temps percevoir que ce Dieu – ou cette Divinité – n'est absent d'aucune chose, qu'il est immanent à l'ensemble, omniprésent, qu'il est la racine, la semence de chaque être, de toute espèce, en tout lieu ; que rien, pas même un grain de sable ou de poussière, n’est exempt de cette Source, soutien de l'ensemble de l'univers manifesté. […] Le Divin n'est pas un Dieu extérieur, il doit être cherché dans les recoins les plus intimes de notre propre nature, dans la chambre silencieuse, dans le temple intérieur de notre être, et nulle part ailleurs. […] La loi régit toutes choses et toutes circonstances, partout. Une loi régit la naissance – la succession des vies sur terre, chacune étant la continuation et la résultante de la ou des vies précédentes. Ce qui soutient l'homme, enregistre toute expérience, la conserve, l'emporte avec lui et permet d'évoluer, c'est le Soi immuable, éternel et immortel – le véritable perceveur, le connaisseur, l'authentique expérimentateur, au sein de tout corps et de toute forme. Le Soi est sa propre loi. Chacun est le Soi et chacun – en tant que Soi – a produit lui-même les circonstances dans lesquelles il se trouve. […] Une fois parvenus à nous débarrasser de l'idée qu'un Dieu a produit et soutient le bien, et un diable, le mal, nous sommes confrontés à la réalité de la véritable perception qui procède de l'intérieur vers l'extérieur. » – R. Crosbie, « Notre Dieu et celui des autres ».

« Ainsi se déroule l'ensemble de l'évolution, toujours de l'intérieur vers l'extérieur, et toujours dans le sens d'un accroissement de l'individualité. De l'Océan de la Vie finit par émerger la Divinité. […] Chacun doit atteindre la Divinité par lui-même, et à sa façon. » – R. Crosbie, « Le Mystère royal ».

« N’oublions pas que nous étions des êtres soi-conscients dès l’apparition de notre planète ; certains furent même soi-conscients dès le commencement de notre système solaire, tous les êtres n’ayant pas le même niveau de développement. Si notre planète ou notre système solaire a d’abord connu un stade de substance primordiale, de matière nébuleuse, comme l’appelle la science, alors nous devons avoir eu des corps qui présentaient cet aspect de la matière. Dans cet état plus subtil de la matière réside l’ensemble des potentialités de tous les degrés de la substance, et ainsi, c’est dans ce vrai corps de matière primordiale que se sont produites toutes les transformations de cette substance, qui est devenue de plus en plus grossière ; c’est également dans ce corps qu’est vécue toute expérience. Tout ce qui se produit en nous se produit dans notre corps – ce corps dont la nature reste identique pendant tout un Manvantara [ou durée d’un univers] . Nous avons tous un tel corps de matière subtile, de nature intérieure, qui est le véritable habitacle de l’individu. Ce dernier y vit et y évolue, mais malgré son grand rayonnement et sa subtilité, ce corps n’est pas l’homme ; il ne représente que le revêtement le plus élevé de l’Âme. L’Homme Réel que nous sommes est l’Homme qui fut, est et sera éternellement, celui pour qui l’heure ne sonnera jamais – l’Homme, le penseur, celui qui perçoit, pense et agit sans cesse. La Vie est une. L’Esprit est un. La Conscience est une. Ces trois ne font qu’un, ils forment une trinité, et c’est cette trinité que nous sommes. […] Nous sommes les ego qui s’incarnent et continueront de le faire jusqu’à ce que la grande tâche qu’ils ont entreprise soit achevée. Cette tâche consiste à élever l’ensemble de l’humanité au plus haut niveau de perfection possible sur une planète telle que la nôtre. Nous nous incarnons d’âge en âge pour la défense du juste, la destruction du mal et l’établissement de la justice. C’est pour cela que nous sommes ici, que nous le sachions ou non, et il nous faut réussir à reconnaître l’immortalité de notre propre nature pour pouvoir nous libérer des afflictions dont souffre l’ensemble de l’humanité. Nous devons nous mettre en relation et en harmonie avec le grand projet de la Nature, qui est l’émancipation de l’âme, pour laquelle seule l’univers existe » – R. Crosbie, extrait de « Qu’est-ce qui se réincarne ? ».

« Qu’est-ce donc qui survit après la mort ? L’homme lui-même, avec toutes ses tendances, toutes ses expériences. Le Penseur, l’Âme, voilà ce qui survit, ce qui ne peut jamais s’éteindre, ce qui ne peut jamais soi-même souffrir, être impliqué ; ce qui est toujours de sa propre nature, quelles que soient les conditions où un homme puisse se trouver plongé au même instant. Conditions de joie ou de souffrance, elles ont forcément une fin ; alors que l'Être Un, qui se réjouit, souffre et éprouve des sentiments, ne change absolument pas. Ce qui survit à tout est notre soi véritable – tout ce que nous désignons par nous-mêmes  le soi qui veille, qui rêve, qui se réjouit, et passe dans divers états, à travers tous les mondes. Disons que cette vie est un rêve où nous avons nos souffrances et nos joies. Lorsque nous allons nous éveiller, nous aurons d'autres expériences, mais c'est ce quelque chose de permanent en nous qui s'attire chacune des expériences ; entrant dans un champ d'activité ou un autre, il récolte de l'expérience selon les tendances qu'il a lui-même engendrées sur ce plan de l'être. Ainsi l'homme n'a d'autre expérience sur la terre que celle qui lui revient en propre, celle qu'il a intégrée à son action sur cette terre. La loi d'action et de réaction, de cause et d'effet, qui fait qu'on récolte ce qu'on a semé, est ainsi sa propre loi. » – R. Crosbie, extrait de « Qu’est-ce qui survit après la mort ? ».

« Chacun doit trouver sa voie. Des mots ne peuvent pas l'indiquer et, cependant, il y a une voie pour chacun. […] Il n'y a qu'une seule voie sûre. Il faut comprendre que la Théosophie est un don fait à l'humanité par des êtres plus avancés que nous-mêmes. Nous devons apprendre et appliquer les principes fondamentaux sur lesquels repose cette grande philosophie, et comprendre l'opération de la loi telle qu'elle y est révélée. Alors, et alors seulement, pourrons-nous commencer à faire de la Théosophie un pouvoir vivant dans notre vie. Nous devrions rester disposés à donner et à recevoir l'instruction, mais, dans l'un et l'autre cas, nous devrions être sûrs que cet enseignement est en accord absolu avec les principes et les lois tels qu'ils sont exposés dans la philosophie de la Théosophie. » – R. Crosbie, extrait de « Dans le début, Lettres XI et XIII ».


 

William Q. Judge (1851 - 1896) et son œuvre

William. Q. Judge naquit à Dublin (Irlande) en 1851. Sa famille pauvre et endeuillée par la mort de leur mère la famille émigra en 1864 à New-York (États-Unis). Il fît ses études d’avocat dans cette ville et devint citoyen américain en 1872. 

Quelle était l’âme, patiente et noble, de celui qui fut nommé, de son temps, à cause de la condition très particulière de son incarnation, « Le plus Grand des Exilés » ?  Comment reconnut-il sa position dans le Mouvement et sa relation avec le Message et le Messager ? Le récit de sa rencontre avec H.P. Blavatsky répond à ces deux questions :

« J’ai rencontré H.P.B. pour la première fois, dans la ville de New-York, en 1874. À sa demande, transmise par le Colonel H.S. Olcott, la visite eut lieu chez elle à Irving Place. […] Ces yeux m’attirèrent, les yeux de quelqu’un que j’avais déjà dû connaître dans les vies il y a longtemps disparues. Elle me reconnut dès cette première heure et, depuis, son regard pour moi ne changea jamais. Je ne suis pas venu vers elle comme un étudiant de philosophie, ni comme celui qui cherche dans les ténèbres les lumières que des écoles de pensées et des théories fantaisistes ont obscurcies. Je vins vers elle comme un être qui a erré longtemps dans les corridors de la vie, et qui cherche les amis qui pourront lui montrer où ont été cachés les plans du travail. Fidèle à cet appel, elle répondit en révélant, encore une fois, les plans sans les expliquer, elle les montra et continua son propre travail. C’était comme si nous nous étions quittés la veille, en laissant inachevés quelques détails d’une tâches entreprise dans un but commun. Nous étions le professeur et l’élève, le frère aîné et le cadet, tous deux n’ayant qu’un seul but, mais elle avait le pouvoir et la connaissance n’appartenant qu’aux lions et aux sages. Ainsi, devenus amis depuis le début, je me sentais en sécurité. Je sais que d’autres ont considéré avec méfiance des apparences qu’ils ne pouvaient comprendre. Quoiqu’il soit vrai qu’ils puissent fournir bien des preuves, qui, si elles étaient nourries, condamneraient des sages et des dieux, cependant, c’est leur cécité seule qui les empêcha de voir le regard de lion et le cœur de diamant de H.P. Blavatsky (H.P.B.). » - (W.Q. Judge, article « Vôtre jusqu’à la mort et au-delà, H.P.B. »).

H.P. Blavatsky dit de lui qu’il était le « chaînon entre les deux Manas [notre personnalité et notre individualité profonde], la pensée américaine et l’hindoue, ou plutôt la connaissance ésotérique trans-himalayenne ».

Ceux qui aspirent à découvrir la Théosophie trouveront dans les écrits de W.Q. Judge non seulement l’enseignement, mais aussi des suggestions pratiques et des conseils innombrables qui donnent à l’enseignement une importance d’autant plus vitale.

Il décède à New-York, en 1896, après des années de lutte contre la maladie et les épreuves qui le frappèrent après le décès d’H.P. Blavatsky.

Principaux ouvrages de W.Q. Judge

Il laissa des ouvrages de base comme :

  • L’Océan de Théosophie,
  • L’Épitomé de Théosophie,
  • Les Échos de l’Orient,
  • La Bhagavad-Gîtâ, les Notes sur la Bhagavad-Gîtâ,
  • Les Aphorismes de Patanjali (une interprétation des aphorismes) 
  • Les Lettres qui m’ont aidé.

On lui doit aussi de nombreux articles qui sont, pour celui qui cherche, parmi les meilleurs écrits de la philosophie théosophique. Les Lettres qui m’ont aidé sont de précieux conseils pour tout étudiant sincère engagé dans la voie de l’éveil intérieur. Il trouve en elles les règles de vie du véritable Théosophe et les instructions nécessaires pour les exercer d’heure en heure.

Citations de Judge

« Nul n'a jamais été converti à la Théosophie. Si un homme y entre réellement c'est qu'elle est pour lui simplement « une extension de croyances antérieures ». Cela vous montrera la réalité de karma. Car aucune des idées que nous recevons n'est autre chose qu'une extension d'idées antérieures. En d'autres termes, elles sont causes et effets dans une succession sans fin : chacune engendre la suivante et y demeure de façon inhérente. […] N'adoptez aucun point de vue définitif simplement pour l'entendre énoncé par une personne en qui vous avez confiance : retenez seulement les conclusions qui s'accordent avec votre intuition. Être illusionné, même inconsciemment, par l'influence d'un autre c'est avoir une foi manquant d'authenticité.

« Ce qu'il faudrait faire c'est essayer de réaliser que l' "Âme-Maîtresse est une" [Cf. La Voix du Silence, Traité II, p. 61.], avec tout ce que cela implique ; savoir ce que signifie l'enseignement antique : « Tu es Cela » [le grand SOI]. Si nous y parvenons, nous pourrons impunément identifier notre conscience avec celle de n'importe quoi dans la nature ; mais pas avant. Mais pour y arriver c'est toute une vie de travail et, auparavant, il nous faut épuiser tout karma, c'est-à-dire remplir tout notre devoir ; nous devons vivre pour autrui et alors nous découvrirons tout ce que nous devrions savoir, et non pas ce que nous aimerions savoir. » - W.Q. Judge, extrait des Lettres qui m’ont aidé.

Un ami de longue date et du futur

« Tel m’apparaît William Quan Judge, et tel, sans doute, il apparaît à beaucoup d’autres personnes dans ce pays, comme ailleurs.

« Le premier traité Théosophique que j’ai lu fut son Épitomé de Théosophie, et ma première rencontre avec lui changea tout le cours de ma vie.  Je lui fis confiance, à ce moment-là, comme maintenant j’ai confiance en lui, et en tous ceux en qui il avait confiance ; il me semble que la « confiance » est le lien qui unit, qui fait la force du Mouvement, car elle procède du cœur. Et cette confiance qu’il a inspirée n’a pas été amenée à demeurer comme une confiance aveugle, car, à mesure que le temps s’est écoulé, que l’énergie, la solidité et la dévotion de l’étudiant sont devenues plus marquées, le « véritable W.Q.J. » s’est révélé de plus en plus, jusqu’à ce que le pouvoir qui rayonnait à travers lui se manifeste en chacun, comme une aide toujours présente dans le travail. Et cela persiste encore aujourd’hui, comme un centre vivant dans chaque cœur qui lui a fait confiance, un point de focalisation pour les Rayons du « Grand messager » à venir.

« Après m’être engagé dans un travail actif, dans la Société Théosophique à Boston, pendant plus de sept ans, ce fut mon karma d’être amené à le contacter, dans bien des circonstances différentes, à travers les crises diverses – locales et générales – par lesquelles la Société a pu passer sans encombre. Dans toutes ces difficultés, ce fut sa voix qui fournit le courage et les avis nécessaires, sa main qui conduisit les tensions jusqu’à une issue harmonieuse. De son extraordinaire pouvoir d’organisation, de sa merveilleuse pénétration dans le caractère et la capacité des individus, de son aptitude à changer des maux apparents en pouvoirs bénéfiques, j’ai eu de bien nombreuses preuves.

« Qu’il ait été un « grand occultiste » beaucoup le savent, par une expérience individuelle, mais nul n’a sondé les profondeurs de son pouvoir et de sa connaissance. En ce qui le concerne, le futur dévoilera beaucoup de ce qui est actuellement caché, et montrera la portée réelle du travail de sa vie. Nous savons que, pour nous, ce travail s’est révélé un inestimable bienfait, qui doit être, par nous, communiqué aux autres. Les lignes directrices ont été tracées pour nous par H.P. Blavatsky, W.Q. Judge et les Maîtres, et nous pouvons reprendre, comme notre mot d’ordre, ce qu’il nous a donné lors du décès de H.P.B. : « Travaillez, soyez vigilants et attendez ». Nous n’aurons pas longtemps à attendre. » - Robert Crosbie.

Caroussel : R. Crosbie

Dans les débuts – CT 128

La Vérité n’est pas un homme, ni un livre, ni une doctrine. La nature de la Vérité est universelle. Il s'avère que ceux qui la possèdent à un degré quelconque appliquent l'universalité dans leurs pensées, leurs paroles et leurs actions. Leurs efforts sont accomplis pour l'humanité, sans distinction de sexe, de croyance, de caste ou de couleur. On ne les trouvera jamais parmi ceux qui prétendent être les porte-paroles élus de la Divinité et qui exigent les hommages de leur prochain : la véritable Fraternité inclut aussi bien le moins développé que le plus élevé. Nous devons nous efforcer d'aider tous ceux qui sont en quête de vérité. Notre valeur et notre aide dans ce grand travail dépendront exactement de notre motif, de notre jugement et de notre comportement.

Dans les débuts – CT 129

La Théosophie n'est en conflit avec aucune forme de religion, aucune société, aucun homme, aucune opinion — aussi opposés que tous puissent être à la Théosophie. […] Théosophie sert à expliquer le côté caché et le sens réel et intérieur de toutes choses, car elle est amie de l'entendement et une aide pour la connaissance. À sa lumière, l'homme peut parvenir à se connaître lui-même entièrement. C'est en raison d'une mauvaise compréhension du Soi réel que nous avons toutes ces religions, toutes ces sectes, ces partis et ces dogmes — avec tous les intérêts qu'ils soutiennent et leurs défenseurs. C'est le Karma de [l’humanité] que nous affrontons, aussi nous n'allons pas pousser des cris de détresse ni chercher à l'esquiver quand il se trouve devant nous. […] Nous ne travaillons pas en raison de notre intérêt personnel dans les résultats, mais pour les Maîtres et pour l'Humanité. Ainsi, nous acceptons de bonne grâce tout ce qui peut survenir, « en goûtant ou en supportant tout ce que le Soi Supérieur peut avoir en réserve pour nous comme expérience ou discipline ». À nous de poursuivre la route sans éprouver de doute ni d'anxiété, car ce sont là deux obstacles qui surgissent de la nature inférieure et non de la nature supérieure. […] Nous pouvons endurer tout cela avec bonne humeur du moment que nous œuvrons pour des temps meilleurs, pour un mental et un corps meilleurs, une meilleure compréhension pour toute l'humanité.

C'est en nous reposant sur notre perfectibilité inhérente que nous nous débarrasserons de nos imperfections. La dernière chose à mettre en doute est la perfectibilité inhérente à tous les hommes. Voici une déclaration intéressante faite par H.P. Blavatsky : « Chaque Ego a derrière lui le Karma des [cycles] passés. L'Ego commence avec la Conscience Divine —pas de passé, pas de futur, pas de séparation. Il lui faut longtemps pour réaliser qu'il est lui-même. Ce n'est qu'après de nombreuses naissances qu'il commence à discerner, par cette collectivité accumulée d'expériences, qu'il est une individualité. À la fin de son cycle de réincarnations, il est toujours la même Conscience Divine, mais il est alors devenu une Soi Conscience individualisée. »

La bonne manière d'obtenir une considération pour les idées que nous devons présenter suppose un sentiment total de liberté à la fois chez celui qui parle et chez celui qui écoute. À notre époque de prosélytisme et de propagande pour toutes sortes d'« ismes », la tolérance est encore plus nécessaire si nous voulons trouver les points sensibles dans le mental d'autrui, par lesquels pourront surgir des questions éventuelles. Nous pouvons donner l'exemple de l'examen de toute chose à la lumière de ses propres mérites, en présentant ensuite, par contraste, le point de vue de la Théosophie, qui est en harmonie avec la nature dans son ensemble.

Dans les débuts – CT 131

La Théosophie s’en tenant à sa devise : « Il n'y a pas de Religion supérieure à la Vérité », elle recherche la vérité en toute chose et, en commençant par l'histoire du Mouvement Théosophique, elle présente des faits, avec leurs déductions inévitables, pour l'information et la considération de tous.